C'est arrivé à tout le monde, de cier du fond du coeur un "ooooh noooooooooonnn !". Quand dans une série un de vos personnages préférés meurt. Quand vous vous êtes mis du ketchup sur votre vêtement blanc. Quand quelqu'un a mangé la dernière part de gâteau dans le frigo.
Pour la deuxième fois en quelques mois, j'ai poussé le grand cri du désespoir. La première fois, c'était en juillet, quand notre restaurant préféré japonais a fermé ses portes. Et, ce samedi, j'ai vu mon petit centre commercial chinois préféré se faire vider. C'était là où j'achetais mes vêtements pas chers et plutôt mignons et à ma taille. Là où il n'y avait aucun étranger. Là où je pouvais me faire une manucure pour 40 yuans et où on allait se coiffer. C'était mon bon plan shopping secret défense. Et c'était à 5 minutes de chez nous.
C'est comme ça ici. En neuf mois on a vu toute une moitié de rue changer complètement, des magasins se fermer pour faire place à d'autres, un bâtiment détruit en une nuit en face de chez nous. A Shanghai, tout se détruit et se reconstruit, tout se transforme.