Je vous présente ma rivale. Toute petite avec une robe bleue, légère, pliable donc transportable en métro, 400 yuans (45€).
David peut aussi me transporter avec elle : je me tiens debout sur deux petits cales vissés près de la roue arrière. C'est un peu acrobatique, donc juste pour les très courts trajets sur les trottoirs. La dernière fois que David a voulu nous mettre tous les deux sur un même vélo à Toulouse, il a essayé de faire le malin : "Regarde, je nous conduis à une main !!", puis 10 sec plus tard "Allez, SANS LES MAINS !". Et soudain, ce fut le drame. Il a miraculeusement pu reprendre notre équilibre, mais il aurait très bien pu avoir la trace rouge indélibile de ma main droite sur sa joue. Depuis ce jour, plus jamais de vélo à 2.
Bref, revenons à l'autre princesse... Il a fait tous les magasins possibles du quartier pendant un soir et une après-midi entière avant de la trouver, mobilisant un américain, une japonaise et moi pour l'aider à se décider.
La première fois (et ce sera sûrement la dernière fois) qu'il l'a laissée à une station de métro le soir, il l'a retrouvée à 5 mètres plus loin de sa place d'origine. Soit le gardien de vélo (oui, on a des gardiens de vélo en Chine pour 5 centimes d'euro, jusqu'à 19h) s'est amusé à la déplacer, soit le voleur n'a pas réussi à casser l'antivol. La peur de sa vie. Elle dort donc avec nous derrière les rideaux de la chambre parce David ne veut pas la mettre dehors dans le froid, à la vue de tous les voleurs (mais je compte bientôt changer les règles du jeu).
Il cherche encore le prénom à lui donner, vos idées sont les bienvenues.